mai 09 2008

Faire simple pour une fois

par Tanguy Habrand dans la catégorie Uncategorized

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mai 07 2008

Bread and Games

par Tanguy Habrand dans la catégorie Uncategorized

Ou quand des Grands récupèrent une manifestation spontanée (l’autre soir, sur le Boulevard, ce n’était pas prévu de la même façon, vois-tu). À noter comme originalité de fête populaire (un mardi, en plus), un beau carré VIP dans la cour de l’Hôtel de Ville. Un buffet varié, dévisagé de têtes collées aux barrières pour voir ce qui s’y passe. Aux terrasses de la Place du Marché également, où l’on mange, quelques visages connus.

Sur la photo, meilleur moment de la soirée. C’est dire. Là, tout le monde se lâche. Arrivée de joueurs. L’ambiance retombera vite après. Ne pas chercher mieux, donc, que ce qui est montré sur la photo. C’est le best of the best. Nous nous sentons vite à l’étroit dans cette ambiance un peu surfaite, obligés de crier que nous sommes de Liège, comme une mauvaise chanson de messe qu’un parent catéchiste vous fait chanter de force.

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mai 05 2008

Tu sauras tout avant d’y être

par Tanguy Habrand dans la catégorie Empreintes

Quatre jours d’affilée pour resonder les possibilités de Liège, ce que la ville permet au bout du compte, difficile de mieux synthétiser l’état d’esprit de cette fin de semaine à l’heure de tous les démarrages - à distinguer bien entendu, ce qui te préexiste (il y a trois semaines encore, je n’avais jamais mangé chez Tasso), et l’authentique inédit, même si les deux se confondent et n’intéressent que soi : de Touch & Go au 1er Mai de la place St-Paul, des terrasses de la place du Marché à la Batte, découverte personnelle ou nouveauté importe peu, en regard de l’événement.

L’un des grands facteurs d’agitation se concentre aujourd’hui tout entier dans la case verte des Grignoux, la troisième, qui habille les ponts de la ville. Dans un quartier pour le moins protéiforme où se mêlent Guimbarde, fringues inaccessibles, cafés de bourge, Escalier, bijoux faussement cacaille – substrat de guindaille peu à peu contaminé par deux tendances, culturisation et embourgeoisement (encore qu’il faille séparer, pour la seconde, embourgeoisement franc [Duck ou Vincent Verlaine, dont le paradigme reste braqué sur Ralph Loren, mais de plus en plus envahis par la masse] et de biais [à l’instar de la Pharmacie, sélectivité de la « seconde-main », où avant-garde rime avec recyclage, ou de Refresh, du côté de la pureté, avec des vêtements de première main]) -, deux voies moins étrangères l’une à l’autre qu’il n’y paraît se donnent à voir.

Car il semblerait bien que culturisation et embourgeoisement de biais aient partie liée – et je parle en connaissance de cause : un représentant de l’avalanche culturelle du quartier portait, l’autre jour, un pull de chez Refresh. Étanchéité ou pas, la question reste ouverte - mon drame restant, pour l’heure, de ne participer qu’à la soirée d’inauguration des « Parrains des Grignoux », mercredi, et non à celle du public, vendredi (ni à celle de l’Université de Liège, encore un peu plus tard). Échangerais volontiers deux places du ME contre deux du VE. Tu en as, laisse-toi tenter. Précéder le peuple de deux jours, n’est-ce pas ce dont tu as toujours rêvé ?

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avr 30 2008

Du sens du mot « laboratoire »

par Tanguy Habrand dans la catégorie Méta

On n’a sans doute pas assez insisté [une façon bien moche de commencer un texte, une séquence qui sent la science] sur la dimension laborantique du blog, dans sa double acception d’espace expérimental et de lieu de rangement. On recommence. Je n’avais sans doute pas encore pris conscience de la double acception du mot « laboratoire » appliqué au blog, à la fois espace expérimental et lieu de rangement. Piste d’atterrissage des premiers jets, mêmes nuls, parce que d’une simplicité déconcertante <<< sur la « démocratisation de la production » et ses conséquences, voir ANDERSON (Chris), La Longue Traîne, Paris, Pearson Education France, « Village mondial », 2007 [2006] >>> avec la tentation, dans le même temps, de sauter sur tout ce qui s’essaie, de se jouer des règles jusqu’à saturation.

Voilà pour le premier aspect. Laboratoire en tant que pièce à part entière ensuite, avec ses tables, ses armoires, ses caisses de bananes et ses meubles fichiers où stocker ce qui se construit au fur et à mesure. D’où l’idée de consigner en ligne une autobibliographie évolutive (et une bibliographie du même genre un peu plus tard), un lien vers ma bibliothèque RSS… Vu sous cet angle, le blog s’oppose à la dispersion. Il est au crâne du blogueur ce que sont les premières années du champ littéraire belge à la littérature belge : une force centripète. Troisième acception qu’il faudrait peut-être encore explorer, le réseau social – imagine que ton laboratoire donne sur des couloirs ou sur des couloirs de cave, tu n’as qu’à franchir une ou deux portes pour trouver des gens qui pensent à la même chose que toi.

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avr 30 2008

Je n’ai pas connu le Cirque

par Tanguy Habrand dans la catégorie Empreintes

L’espace de quelques heures à peine, j’aurai postulé sur Facebook que l’avenir de la librairie et de l’animation culturelle à Liège est dans les mains de Livre aux Trésors – ce qui est partiellement faux, sachant que la rencontre avec les Wu Ming était une organisation multitête, où la librairie participait notamment, et non exclusivement. L’impression est pour le moins étrange, et ne satisfera pas ceux qui étaient là, mais c’était comme un bal des Vampires, avec des morts-vivants sortis de nulle part et qui se retrouvaient comme en connaissance de cause : un rendez-vous immanquable à valeur de test pour plus tard, savoir si des initiatives du genre sont possibles ici – et la réponse, mais tu le sais déjà, est évidemment oui de mon point de vue, point de vue qui doit tout à ce soir-là car à part ce qu’on m’a dit du « Cirque Divers », qu’on me présente comme un âge d’or de la vie à Liège, je n’en sais rien, je n’étais pas né.

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